Au Travet, minuscule village perché à 480 mètres, le plus haut du Réalmontais, on ne se contente pas de regarder passer les nuages : on les salue de haut. Ici, sur ce plateau qui domine la vallée du Dadou, la marche n’est pas seulement une activité physique, c’est un rite initiatique.
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Il faut dire qu’autrefois, le lieu était un carrefour de voies important, presque un petit hub médiéval, avec même une probable motte castrale au Cayla pour surveiller la vallée vers l’an 1000. Comme quoi, la géolocalisation stratégique ne date pas d’hier.
Tracé de la randonnée :
Profil altimétrique :
Je commence mon périple à l’aire de pique‑nique, car rien ne prépare mieux à un effort qu’un endroit où l’on pourrait ne rien faire du tout. Les marques jaunes du balisage PR m’entraînent doucement hors du village, et dès les premiers mètres — si le ciel est coopératif comme aujourd'hui — une vue splendide sur les Pyrénées récompense mon effort à peine entamé. Oui, on n’a pas encore commencé à transpirer que déjà la nature applaudit.
Très vite, le chemin s’oriente vers le lieu‑dit Lajasse, un promontoire qui offre un panorama dont même les plus blasés conviennent qu’il est « pas mal du tout ». C’est le dernier moment où le marcheur peut se prendre pour un aigle : ensuite, il faut descendre (voire glisser sur la boue, aujourd'hui) dans les profondeurs enchantées du Dadou.
La descente s’effectue par un bois qui semble avoir été décoré par un lutin botaniste : buis couverts de lichens, lumière filtrée en rais timides, ambiance « on a sûrement dérangé un elfe en plein brunch ». La vallée du Dadou, réputée très discrète, sait recevoir : fougères, fleurs printanières quand c'est le moment (pas aujourd'hui), rivière murmurante sans doute en été mais plutôt hurlante aujourd'hui… un petit paradis où l’on s’attend presque à croiser un personnage de conte en train de se plaindre d’un mauvais sort.
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| sentier réservé aux Vététistes abonnés |
Le chemin longe le ruisseau, passe près d’une cascade bordée de buis chargés de lichens, puis serpente paisiblement entre prairie et sous‑bois. Franchement, si la nature voulait séduire, elle ne s’y prendrait pas autrement.
Enfin, ça c'est pour le chemin que je prends... Parce qu'il y en a un autre, qui est indiqué comme très dangereux et réservé aux vététistes chevronnés et abonnés (voir photos ci-dessus).
En bas, après avoir longé la rivière, une montée un peu longue, mais progressive me ramène vers les hauteurs. Sur le chemin du retour, je passe non loin d’une ferme produisant du lait de brebis, histoire de rappeler que l’effort, cela se récompense (peut‑être plus tard, avec du fromage).
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| Le sentier se confond avec le lit du ruisseau |
Enfin, le plateau revient, le village aussi, et avec eux, cette satisfaction tranquille : je suis parti marcher deux heures trente (environ 9,2 km pour la variante longue réalisée), et j'ai eu l’impression d’entrer dans un roman épique. Personne n’a été changé en statue de pierre. Une réussite totale.
Une randonnée parfaite pour ceux qui aiment la poésie, la nature, et l’humour discret des chemins qui semblent avoir été écrits autant que tracés. En effet, cette balade est parsemée de citations plutôt énergisante.
A faire plutôt en été, plutôt qu'en cette période trop humide, où les chemins sont boueux et très glissants et les rivières et autres ruisseaux un peu trop débordants.
Sources et crédits de cet article :
Site Tarn pleine nature : Le Chemin des Vallées
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