Deuxième volet de ma saga lumineuse consacrée aux feux additionnels à LEDs. Dans cet épisode, place au concret : le montage mécanique et le câblage que j’ai réalisés sur ma moto.

L’inspiration vient toujours du mêmes message salvateur du forum GsFr, mentionné dans la première partie (voir sources et crédits en bas de page).


Ce montage — et tout le câblage qui va avec — est évidemment adapté à mes propres choix techniques et au matériel sélectionné.
Pour rappel, le premier article est disponible via ce lien : Et la lumière fût… A l'aide - Partie 1 : Les fournitures

Comme toute aventure électrique digne de ce nom, on commence par un schéma. Sans cela, c’est un peu comme vouloir monter une bibliothèque suédoise sans regarder les pictogrammes : on finit forcément par souffrir.

Après avoir épluché tout ce que j’ai pu trouver sur Internet, relu mille fois le sujet sur GsFr et étudié le schéma Colight prévu pour un branchement via un Hex ezCAN, voici le plan que je retiens — sachant que j’ajoute quatre voyants au tableau de bord :


À partir de là, je peux concrètement passer au montage.

A noter : Colight propose plusieurs versions des feux D9 Pro — DRL blancs, DRL ambrés, ou combo DRL blanc/ambré. Cette dernière configuration possède cinq fils au lieu de quatre, ce qui est… disons… incompatible avec les quatre canaux du Hex‑ezCAN et la méthode de branchement envisagée. Une équation à inconnue que j'explore mais à laquelle je ne donne pas de suite dans l'immédiat.

Je commence en démontant les parties nécessaires pour poser le support de feux, installer le faisceau, monter la plaque de cockpit avec les voyants et brancher le boîtier Hex ezCAN.

Je démonte les parties 1, 2 et 3 repérées sur le dessin ci-dessous.
La partie 1 concerne la selle passager et la selle pilote. Ca, ce n'est pas trop compliqué... 


Pour la partie 2, je dois retirer le réservoir d'essence et la boite à air pour passer le faisceau de câbles dessous, dans le logement prévu pour cela. Pour ce faire, je démonte les pare-cylindres haut et les diverses pièces en plastique. Sauf que, pour pouvoir faire cela, je dois aussi démonter la partie 3 en même temps, puisque des pièces de carénage couvrent les deux parties. 

Pour la partie 3, il faut retirer les diverses pièces constituant le bec de la moto avec toutes ses petites pièces qui s’emboîtent entre elles façon puzzle germanique. Dans les grandes lignes, le plan est le suivant : 




Ce qui donne donc grosso modo: 

Moto encore entière

Le démontage des pare‑carters hauts nécessite de débrancher les antibrouillards, histoire de pouvoir poser le tout au sol sans tout arracher.


Photo ci-dessous marquée n°1: carénage haut du réservoir retiré. 

Photo ci-dessous marquée n°2: nez du bec, carénage latéral réservoir droit et partie droite du bec démontés. La RMT que j’utilise (édition janvier 2021, RMT n°200) comporte quelques erreurs : certaines vis à retirer ne sont tout simplement pas mentionnées.

Photo ci-dessous marquée n°3: carénage latéral réservoir droit et partie droite du bec sont démontés. 


Photo ci-dessus marquée n°4: bas de carénage droit et gauche du réservoir sont démontés. Il y a un p@)$n de rivet inaccessible qui se trouve en bas de ces deux pièces. Celui de droite est impossible à retirer sans un outil BMW... J’ai donc appliqué la solution universelle : je casse, et je remplace plus tard.

Après deux bonnes heures (en prenant soin de ne rien casser davantage), tout est démonté.
Je découvre au passage des endroits de la moto qui n’avaient pas vu un chiffon depuis le jour de leur naissance… J’en profite donc pour faire la poussière, comme on dit! Et comme j’ai toutes les pièces à mes pieds, je fais une beauté complète aux carénages.

Toutes les pièces de carénage démontées

Je passe maintenant au montage du support des feux additionnels. Le plan est le suivant :




Ce qui donne : 

Photos ci-dessous marquées n°1 et n°2: trou permettant de faire passer les vis (marquage « b, d et e » sur le dessin ci-dessus) de fixation du support (marquage « a » sur le dessin ci-dessus) via les entretoises marquées « c » sur le dessin ci-dessus. 

Montage du support des phares additionnels

Le support des phares additionnels se positionne tel que le présente la photo marquée n°3 ci-dessus. 

La photo ci-dessous le présente installé (partie entourée en rouge). 

Support des phares additionnels en place

Je passe au montage du boîtier Hex ezCAN sous la selle passager. La notice du produit est assez claire. Sur ma moto et selon son millésime, je dois brancher le boîtier Hex ezCAN à la moto via le connecteur RDC et alarme situé sur la partie arrière. 

Le schéma de câblage générique présenté par Hex ezCAN dans la notice du produit est le suivant : 

Pour ma moto, cela se présente ainsi : 

Partie entourée en rouge : boîtier recevant le câble à débrancher - flèche rouge : prise à débrancher

Prise 1 = prise de l'ezCAN venant à la place de la prise débranchée - Prise 2 = prise débranchée de la moto venant sur la prise de l'ezCAN

L'ezCAN en place, prêt à recevoir les câbles des feux

J'ai dû faire un peu de place et réorganiser la zone du déport batterie. 

Vue du déport batterie

A présent le déport batterie reçoit : 
    - La prise de bord directe batterie sur le côté (voir ce billet : Etre branché ? Ou comment se mettre au courant...),
    - La prise Optimate directe batterie pour alimenter la sacoche réservoir ou recevoir le vieil Optimate 3 que j'utilise à la maison de campagne),
    - Le branchement positif et négatif de l'ezCAN. 

Maintenant, je monte les feux Colight sur le support. 

Surprise! Les vis de fixation ne passent pas dans les trous… Je les agrandis, très légèrement, avec le passage d'un forêt de 8. Puis je fixe les feux au support de phares. 


Il y a un truc bizarre!! Les quatre loupiotes striées qui correspondent, me semble-t-il, aux feux de croisement sont positionnées en haut alors qu'elles devraient être plutôt en bas, pour une efficacité maximale. Le temps de vérifier ce point, je démonte chaque phare de sa bride, inverse la position et remonte les phares sur les brides. C'est mieux. 

Les câbles sont, du coup, mal orientés, mais je les passe par le haut et les attache au support à l'aide de colliers appropriés. 

Phares bien orientés à présent

Passage des câbles par les parties hautes des carénages droit et gauche

Chaque phare se connecte à chaque câble (quatre fils pour chaque feu que j'utilise) au moyen de prises étanches à visser. 

Prise étanche d'un feu : quatre fils à l'intérieur

Sur le faisceau fourni par Colight, je coupe les deux câbles des feux au niveau de leurs arrivées au relais de commande (voir photo ci-dessous - marquage bleu pour la coupe des deux câbles). En effet, j'utilise l'Hex ezCAN pour commander les feux additionnels. Je n'utilise pas le faisceau, le relais et le bouton fournis par Colight.  


Ces deux gros câbles, ainsi que celui de cinq fils pour les quatre voyants LEDs, doivent aller vers l'arrière de la moto. Il est judicieux de les faire passer par le chemin de tous les câbles de la moto, situé sous le réservoir et sous la boite à air. A la fin du mois, je laisse la moto à un professionnel pour une opération nécessitant justement le retrait du réservoir et de la boite à air. Je lui demanderai de passer mes trois câbles à ce moment-là. Je ne me sens pas encore suffisamment en maîtrise pour réaliser cette opération. Autant éviter de nouvelles sueurs froides inutiles. J'en ai déjà bien assez!

En attendant, je réalise mes voyants de signalisation de fonctionnement de feux additionnels. Pour cela, j'utilise une plaque de cockpit et quatre supports de LEDs. Quatre supports pour quatre LEDs : 
    - Une LED bleue pour les feux de route 
    - Une LED verte pour les feux de croisement
    - Deux LEDs orange pour les DRL blanches. 


Je monte les LEDs sur la plaque du cockpit avec une adaptation pour le câblage pour 3 + 2 câbles (masse, LED verte, LED bleue et les 2 LEDs orange). 

Mais pourquoi deux prises ? Ben, parce que je n'en ai pas en stock avec 5 ou 6 broches par prise mon bon monsieur, ou ma bonne dame. 

Pour fixer les diodes à la plaque, j'utilise les supports de LEDs achetés et listés dans la première partie de cette série d'articles. 

Photo 1 : les 4 supports montés - Photo 2 et 3 : les 4 LEDs dans les supports - Photo 4 : connexion des 4 fils de masse ensemble

Pour éviter que les LEDs ne sortent de leurs logements à chaque manipulation du faisceau de câbles, je pose un point de Loctite sur chaque support de LEDs. Pour éviter que les câbles ne se baladent, je pique, à la cuisine, une petite pince à sachet. Je la colle au fond de la plaque, après l'avoir évidée en son centre pour ne pas écraser les huit fils. Oui ! Je sais... Il n'y en avait pas de noir ou de couleur foncée... 


Afin de permettre le démontage et la maintenance, j'équipe les câbles des LEDs de connecteurs étanches. Cela me permettra de raccorder les LEDs au câble cinq fils allant vers l'arrière de la moto. Je n'ai pas de connecteur cinq fils en stock. J'utilise donc un connecteur trois fils et un connecteur deux fils, comme écrit plus haut. Les fils des LEDs sont fins. Trop fin, pour le sertissage des broches des connecteurs. J'ajoute ainsi des brins (courts) de câbles de section plus forte aux cinq câbles des LEDs. Pour cela, j'utilise les manchons à souder de la section la plus fine.

Ensuite, je monte cette plaque dans le cockpit. Le plan de montage de la plaque de cockpit est le suivant : 


De ce que je comprends, j'installe les pinces sur la plaque de cockpit (voir dessin A ci-dessus). Le dessin B ci-dessus précise qu'il faut retirer la plaque sous la bulle. C'est déjà fait pour moi. Le dessin C précise que je démonte la prise de bord USB et que je dois retirer les vis des déflecteurs de vent (déjà fait pour moi). Le dessin D m'indique comment positionner et fixer la plaque au moyen des pinces et des vis ainsi qu'avec le corps de la prise de bord USB. 

Ce qui m'amène à faire ce qui est visible dans les photos ci-dessous :


Photo A : débrancher prise 1 et dévisser 2 pour sortir la prise de bord USB 
Photo B : vis droite du déflecteur de bulle (marquée par la flèche rouge) qui sera utilisée pour le logement de la plaque de cockpit partie droite. 
Photo C : vis gauche du déflecteur de bulle (marquée par la flèche rouge) qui sera utilisée pour le logement de la plaque de cockpit partie gauche. 
Photo D : logement de la prise de bord USB qui viendra aussi enserrer et fixer la plaque de cockpit. 
 
Ce qui donne : 

Plaque cockpit côté gauche
 
Plaque cockpit côté droit

Je laisse les deux connecteurs des voyants à diodes LEDs en réserve. 

Les 2 connecteurs des voyants LEDs en réserve sous la plaque cockpit 

A présent, je passe à la réalisation du câblage et du faisceau complet reliant le boîtier Hex ezCAN aux feux et aux voyants LEDs. 

Le schéma de départ est donc le suivant : 


Pour faciliter la réalisation, la pose, le démontage et la maintenance, je pose des prises intermédiaires sous la selle. Elles permettent de faire la jonction entre les deux câbles quatre fils de chaque feu, du câble cinq brins des LEDs et les câbles des quatre canaux du boîtier Hex-ezCAN déjà équipés de prises. 

Le schéma du toron à réaliser est le suivant : 


Le schéma ci-dessus me permet aussi de répertorier les branchements des connecteurs situés sous la plaque de cockpit pour les voyants LEDs. En effet, il ne faut pas que j'oublie comment j'ai câblé les LEDs pour ne pas faire d'impair et que tout fonctionne à la fin. 

Le toron réalisé se présente ainsi avant protection 


Comme indiqué plus haut, profitant d'une intervention réalisée par un professionnel qui doit démonter, entre autres, le réservoir et la boîte à air, je lui demande de passer les trois câbles. Chacun allant du feu droit, du feu gauche et des voyants LEDs à l'arrière de la moto. Les deux câbles des feux sont équipés de connecteurs à visser étanches côté feux, et j'ai déjà équipé le câble des voyants LEDs par deux connecteurs étanches côté cockpit. Ces trois câbles sont, par contre, laissés à la longueur maximale existante et ils sont vierges de prises côté arrière de la moto. Côté longueur, je ne suis pas inquiet avec le câble des voyants LEDs puisque c'est moi qui l'ai réalisé. Pour ce qui est de la longueur des câbles des feux, c'est bien plus problématique… Ils devraient tout de même arriver, à minima, sous la selle pilote. Je rappelle que j'ai coupé les câbles des feux Colight juste à leur arrivée au relais du faisceau fourni puisque je n'utilise pas ce faisceau et le relais. 

Je récupère la moto quelques jours plus tard. Ce professionnel en a aussi profité pour faire passer tous les câbles déport batterie sous le boîtier de gestion moteur. Il se trouve qu'un espace assez conséquent est disponible sous cet équipement. Je ne le savais pas et je n'avais jamais osé démonter cette partie. 

Les trois câbles des feux additionnels et des voyants LEDs après passage sous le réservoir et la boîte à air

Comme je veux savoir comment cela se présente pour mes câbles déport batterie, si je dois dépanner un jour, je démonte: 

Boîtier gestion moteur soulevé

Sous le boîtier gestion moteur

Mes câbles sont sous une plaque en plastique ajourée. Les supports fusibles sont accessibles, pas facilement, mais tout de même accessibles… C'est pas très propre là-dessous! J'en profite pour mettre un coup de soufflette et nettoyer avec une lingette « Vulcanet » avant de tout remonter. Les professionnels qui interviennent dans ces endroits inaccessibles ne font jamais le ménage. Pourtant, ce serait un plus pour leur réputation.  

Les câbles des feux arrivent bien juste sous la selle pilote. Le garagiste a bien connecté toutes les prises côté cockpit pour les voyants LEDs ainsi qu'aux deux phares, à l'avant de la moto. 

Prises des voyants LEDs connectées côté cockpit

A présent je monte les prises quatre bornes des feux additionnels sur les deux câbles quatre fils sortant sous le réservoir. J'ai repéré celui alimentant le feu gauche. Je monte aussi les prises sur le câble des voyants LEDs. 

Photo 1 : mise en place connecteur mâle et joint - Photo 2 : sertissage du câble, du fil et du joint - Photo 3 : connecteur 4 bornes d'un des feux - photo 4 : câblage complet prêt pour essai

Bien! Maintenant, faut essayer le bouzin!! Avant de tout protéger et de tout faire passer proprement. 

Je mets le contact. Je procède à l'essai des DRL, à l'essai des feux de croisement, à l'essai des feux de route et à l'essai des clignotants. 

Tout semble fonctionner. Pas comme je le voudrais pour l'heure, mais j'ai encore tous les réglages et la programmation à faire. Les voyants LEDs fonctionnent bien également. C'est bon. 

Je passe à la protection du câblage et à son installation le plus proprement que je puisse faire. 

Mise à disposition des 3 câbles passés sous le réservoir avec disparition des câbles déport batterie sous le boîtier de gestion moteur

Photo 1 : Toron protégé avec du ruban tissus et de la tresse - Photo 2 : Toron passé et branché - Photo 3 : dessous de selle pilote - Photo 4 : dessous de selle passager.

Passer le toron réalisé, sous la plaque arrière de la moto, en faisant sortir les prises aux bons endroits, et sans tout arracher, n'est pas chose aisée avec des grosses mimines... C'est mieux de démonter toute la partie arrière (porte valises, porte-bagages et plaque arrière) pour le faire. 

Maintenant, je peux passer à la programmation et aux réglages. 

Pour conclure sur ces opérations de démontage, de montage et de câblage, cela demande du temps lorsqu'on n'est pas aguerri au démontage et au remontage de sa moto. La partie câblage n'est pas très complexe, mais cela demande de l'organisation, quelques bons outils (pince à sertir notamment) et du temps, également. 

En tout et pour tout, j'y ai passé environ une vingtaine d'heures sur plusieurs semaines, sachant que la dépose/repose du réservoir et de la boite à air (réalisée par un professionnel) ne sont pas comptées dans cette durée. 

Sources et crédits de cet article :



Sur ce blog, la page de : Tous les accessoires installés

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